Une Licence Professionnelle, Mécatronique, Robotique au coeur d’un bassin d’emploi

Plusieurs media régionaux nous ont fait le plaisir de couvrir l’inauguration du nouvel atelier à Caligny dans l’Orne

Ci-dessous l’article in extenso du 1er février 2022, écrit par Nicolas Guégan pour Ouest France

Une nouvelle licence sur le site de Normand’innov
Près de l’usine Faurecia, à Caligny, un atelier a été inauguré, hier. Il accueille une quinzaine d’élèves en Licence Mécatronique – Robotique. Une formation unique dans l’ex Basse – Normandie.

Pourquoi ? Comment ?
Un nouvel atelier a été inauguré sur le site de Normand’Innov à Caligny. Cet espace de 250m2 accueille seize é lèves en licence – seulement en troisième et dernière année* – mécatronique – robotique depuis peu. À l’intérieur du bâtiment, huit robots ont été installés pour parfaire la formation de ces apprentis qui travaillent en parallèle dans des entreprises de la région.

La mécatronique robotique, ça veut dire quoi ?
« La mécatronique est la contraction de trois mots : mécanique, automatisme et électronique. Cette science s’applique aux lignes de production automatiques. » explique Arnaud Ménard, responsable du site de formation de Caligny. En clair, les élèves apprennent à programmer les robots qui se trouvent dans les usines, aussi bien dans le secteur agroalimentaire que dans l’automobile, comme à Faurecia, dont l’un des sites se trouve à deux pas.

Pourquoi une Licence mécatronique robotique à Flers ?
« L’inauguration de cet atelier est l’aboutissement d’un travail de cinq ans », annonce Christophe Bansard, directeur délégué de l’institut Lemonnier, à Caen dans le Calvados. Cette licence, la seule du genre dans l’ex Basse-Normandie est la première de l’établissement à être ainsi délocalisée. Son emplacement n’a pas été choisi au hasard. « Nous sommes très heureux du développement de cette filière d’excellence. À Faurecia, malgré la crise qui secoue la filière automobile, ce sont les seuls métiers où dix postes sont ouverts », assure Guillaume Deras, directeur de l’usine Faurecia, qui espère bien voir ces étudiants s’établir dans le Bocage.

Un projet à plus d’un million d’euros
Au total l’implantation de cette licence mécatronique a coûté 1 233 500 € dont 619 000 € pour le bâtiment, 413 500 € pour l’achat de huit robots et 200 000€ pour le fonctionnement de la formation. La Région Normandie a investi plus de la moitié de cette somme, soit 781 000 € comme l’a rappelé Julie Guillas-Barenton, vice-présidente de la Région Normandie en charge de l’enseignement supérieur.Le reste a été financé par l’État. Pour Christine Royer, sous-préfète d’Argentan – Flers, il s’agit de participer à « faire de nos entreprises des vitrines du futur. »

Des étudiants aux profils variés
Parmi les seize élèves inscrits cette année, il y a Benjamin Verstappen, un étudiant de 21 ans. À l’aide d’un « teach pendant » comprendre une console de programmation, cet étudiant manipule le robot jaune qui lui fait face. « Là, par exemple, nous l’avons programmé pour le faire jouer au solitaire », explique-t-il. Et de poursuivre : « L’objectif de notre licence est d’être capable de programmer un robot pour une tâche précise  en fonction de ses contraintes techniques, mais aussi de son environnement. » Lorsqu’il n’est pas en classe, Benjamin Verstappen travaille en alternance pour ACG Automatismes, une entreprise implantée à Tinchebray-Bocage. Au début de l’année, le jeune homme faisait l’aller-retour vers Caen, mais a fini par déménager dans le Bocage. Il y a aussi Sandrine Brillaud, 45 ans, qui travaille depuis deux décennies pour Faurecia, et vit autour de Flers. « Je suis actuellement automaticienne sur l’une des lignes de l’usine. On m’a proposé d’intégrer cette licence pour monter en compétences. » confie-t-elle. Un choix qu’elle ne regrette pas et qui va lui permettre d’évoluer au sein de l’équipementier automobile.

En savoir plus sur la Licence Professionnelle Mécatronique Robotique

* Note de la rédaction de l’institut Lemonnier :
Les élèves en Licence Mécatronique Robotique sont titulaires d’un BTS ou d’un DUT industriel. Ils préparent cette Licence Professionnelle en une seule année ».


Merci à tous les partenaires, la Région Normandie et toutes les entreprises !

FRANCE 3 Normandie a diffusé un reportage le lundi 31 janvier dans son 19/20 : Cliquez pour visionner